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Avec l’évolution rapide des technologies des matériaux isolants, nous disposons désormais de matériaux qui sont à la fois écologiques et innovants. Découvrez les isolants de la « nouvelle génération ».
Rappel sur l’isolation
L’isolation a pour principal rôle de conserver l’énergie à l’intérieur d’un bâtiment en réduisant le transfert thermique, afin de limiter les pertes de chaleur et de réduire ainsi la nécessité de chauffer par des moyens artificiels. Cependant, de nombreux matériaux isolants couramment utilisés sont issus des combustibles fossiles. Leur fabrication demande une grande quantité d’énergie et certains peuvent être nocifs pour la santé. Face à ces enjeux, il devient impératif de se tourner vers d’autres alternatives d’isolation.
Les critères d’évolution des isolants : C’est quoi le plan ?
La recherche vise à développer des matériaux toujours plus performants en matière d’isolation thermique. Ces matériaux doivent non seulement être efficaces, mais aussi inoffensifs pour l’homme et l’environnement. Les caractéristiques souhaitées pour ces matériaux sont les suivantes :
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- Une faible conductivité thermique.
- Une grande durabilité, notamment face aux hautes températures.
- Une innocuité pour la santé humaine et l’environnement.
- Une résistance au feu.
- Une faible consommation énergétique lors de leur fabrication.
- Un coût accessible.
- Une épaisseur et un poids réduits pour une installation optimale.
- Une facilité de pose, avec une adaptabilité à diverses surfaces.
Quels sont donc ces nouveaux matériaux d’isolation ?
Trouver un isolant qui cumule toutes les qualités évoquées peut sembler utopique. Néanmoins, une nouvelle génération d’isolants semble se rapprocher de ce modèle idéal :
- Béton cellulaire : composé de silice (sable), de ciment et de poudre d’aluminium, ce matériau commence par être une pâte remplie d’air avant d’être transformé en blocs destinés à la construction de murs. Il est efficace pour traiter les ponts thermiques et est déjà largement utilisé dans la construction de maisons individuelles. Toutefois, sa tendance à absorber l’eau est un inconvénient notable.
- Aérogel : constitué à 99,8% d’air et de silice, c’est un solide extrêmement léger. Ses propriétés de fabrication lui confèrent une excellente isolation thermique et phonique, avec l’un des coefficients de conductivité thermique les plus faibles des solides. Des recherches sont en cours pour produire un aérogel biosourcé, plus respectueux de l’environnement.
- Matériaux à changement de phase (MCP) : ces systèmes écologiques renforcent l’inertie thermique des bâtiments. Ils isolent, mais redistribuent aussi la chaleur captée de l’atmosphère ambiante lorsque la température diminue. Couplés à une ventilation nocturne, ils peuvent abaisser la température intérieure jusqu’à 5 °C.
- Panneaux d’isolation sous vide (PIV) : combinant silice et aérogel, ces panneaux, malgré leur fragilité, offrent une isolation thermique exceptionnelle avec un coefficient de 0,006 W/m.K pour une épaisseur de 30mm.
Cependant, l’accessibilité financière de ces matériaux demeure un obstacle. De plus, des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer leurs impacts sanitaires et écologiques sur le long terme.

